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360 $ pour un 4½
| 360 $ pour un 4½ |
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| Écrit par Rime Rerhaye | ||||
| 14-01-2008 | ||||
![]() Photo : Mehdi BENBOUBAKEUR Mais d'abord, qu'est-ce qu'une coopérative d'habitation? Vue de l'extérieur, elle ressemble en tous points à un logement normal, que celui-ci prenne la forme d'un ensemble d'immeubles, un duplex ou triplex. Ce qui la distingue, cependant, c’est le fait qu'elle constitue une association légale régie par des principes coopératifs internationaux qui existent depuis 1840; principes d'ailleurs révisés en 1995. En somme, ce sont les résidents d'une coopérative qui en partagent intégralement les responsabilités de gestion et qui contrôlent le logement. Concrètement, cela signifie que les membres sont des propriétaires collectifs qui participent aux assemblées générales, contribuent aux différents comités, et veillent à ce que le tout soit fait de façon démocratique. 360 $ pour un 4½!« C'est le coût du loyer qui représente l'avantage majeur d'habiter une Coop », avance Christian Daigle qui œuvre depuis 7 ans au sein de la Fédération des coopératives d'habitation intermunicipales du Montréal métropolitain (FÉCHIMM) dont plusieurs coopératives sont membres. En effet, les chiffres parlent d'eux-mêmes. En 2002, le loyer moyen payé pour un logement coopératif était de 360$ pour un 4½ au Québec.« Le loyer est relativement modique grâce au rabais de membre et aux subventions possibles qui intéressent bien des gens, constate M. Daigle. Et il y a une nette progression de la clientèle des coopératives d'habitation. De plus en plus, l'aspect économique prend le dessus sur l'aspect idéologique pour les centaines de membres potentiels d'une coopérative pour lesquels la FÉCHIMM assure des séances d'information et de formation annuellement ». Toujours selon M. Daigle, « les organismes qui gèrent les habitations à loyer modique (HLM) de Montréal seraient obligés, sous la pression de la demande, de référer leurs postulants aux coopératives. » Coop oui, HLM nonCela dit, la coopérative d'habitation se distingue nettement des HLM. Un membre potentiel devra s'attendre à participer activement à la gestion et à l'administration d'une coopérative d'habitation. Si cette idée passait encore bien dans les années 70, de nos jours « l'individualisme, la déresponsabilisation et le faible niveau de participation rendent difficile la vie dans une coop », déplore M. Daigle.Pourtant, ce seraient la vie en communauté et l'entraide, les principaux critères qui persistent dans la conscience collective des gens à la recherche de logements coopératifs. Cette notion quelque peu « romantique » existe encore dans certaines coopératives et pourrait se réaliser pour les autres si les nouveaux membres pensaient « autant à leurs devoirs et responsabilités qu'à leurs droits » renchérit M.Daigle. La coop : une aptitudeMalgré tout, il y en a encore pour qui l'expérience coopérative constitue un atout majeur. Nawal Zabouri, étudiante à l'université McGill, administratrice et membre de la coopérative Aquarium à Montréal, affirme qu'elle y est devenue habile « gestionnaire de projets » malgré elle. De la comptabilité à la rénovation de logements en passant par la psychologie de motivation des membres, elle a « appris plein de choses! » déclare-t-elle en souriant. Elle dit apprécier avoir appris plusieurs principes démocratiques qui régissent l'administration d'une coopérative. « Cela représente vraiment des aptitudes nouvelles qui peuvent s'ajouter au CV » ajoute-t-elle. Recommanderait-elle la coopérative? « Absolument. Mais ce n'est certainement pas le cas pour tout le monde », conclut-elle.Pour devenir membre d'une Coop : Les coopératives du Québec en chiffres : Seuls les utilisateurs enregistrés peuvent laisser un commentaire. Recommandez (65) | Citez cet article sur votre site | Suggérer par mail
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