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Le secret pour réussir votre choix de carrière
| Le secret pour réussir votre choix de carrière |
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| Écrit par Hassan SERRAJI | ||||
| 14-01-2008 | ||||
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« À la fin de ma première année de lycée, dans mon pays d'origine, un responsable de l'administration du collège a remis un papier à toute la classe pour choisir une filière académique, raconte Hamid, Canadien d'origine marocaine. En fait, nous avions deux choix : sciences économiques ou lettres modernes. Je ne savais pas quoi faire, comme d'ailleurs la plupart dans la classe. Je me suis adressé à un voisin de quartier qui était déjà à l'université. C'est lui qui m'a suggéré d'opter pour l'économie, car paraît-il, les étudiants en économie ne chôment pas. C'est comme ça que je me suis ramassé économiste! » Le témoignage de Hamid est éloquent et représentatif de centaines de milliers de cas. « En général, une grande partie des immigrants que j'ai rencontrés, depuis trois ans, ont plus besoin de rehausser leur estime de soi du fait qu'ils sont amenés à affronter plusieurs changements à la fois, explique Angélique, conseillère d'orientation professionnelle. Toutefois, une partie non négligeable de ces nouveaux arrivants vit un handicap supplémentaire ; celui de ne pas avoir eu la chance de régler cette question de l'orientation depuis le début de leur carrière dans leurs pays d'origine. C'est ainsi que certaines fois, quand je pose une question à un chercheur d'emploi pour connaître la raison de son choix de carrière, je reçois des réponses comme ' j'étais bon en mathématiques et donc c'était logique de suivre une carrière d'ingénieur ! » Le mythe de SisyphePar ailleurs, dès leur arrivée à Montréal, la plupart des immigrants sont emportés par un tourbillon. D'abord, il faut se familiariser avec sa ville d'accueil, le circuit du métro, trouver un logement, la garderie pour les bébés ou l'école pour les enfants scolarisés, etc.Ainsi, choisir une carrière ou un métier, dans ces conditions, relève des douze travaux d'Hercule. Malheureusement, selon plusieurs conseillers en emploi rencontrés par Réussir ici, « un grand nombre d'immigrants se fient aux conseils négatifs du voisin de table au café ou à la rumeur colportée dans leur groupe de référence, ce qui ne fait que leur noircir le tableau davantage! » C'est dans tout cet amalgame qu'il faut chercher un emploi. Et c'est la galère! À moins d'être l'oiseau rare recherché par tous les chasseurs de tête de la métropole, c'est le mythe de Sisyphe qui commence pour le commun des mortels. « L'erreur fatale, c'est de se jeter pieds et poings liés dans la recherche d'emploi en répondant pêle-mêle à toutes les offres alléchantes qui nous tombent sous la main, explique Angélique. En effet, les méthodes de recherche d'emploi à Montréal et en Amérique du Nord diffèrent de tout ce qui se passe ailleurs dans le monde. Il faut s'armer de patience et faire appel à des spécialistes en orientation. » Dans ce sens, plusieurs organismes communautaires mandatés par le ministère de l'immigration et des communautés culturelles (MICC) et par Emploi-Québec, offrent un service d'orientation. On peut aussi en trouver dans les universités, les CÉGEP ou en contactant l'ordre des conseillères et conseillers d'orientation et psychoéducateurs et des psychoéducatrices du Québec. « Ici à Montréal, les nouveaux arrivants disposent de plusieurs choix, ce qui est apeurant à certains égards. Le rôle du conseiller d'orientation est de guider le chercheur d'emploi dans ses démarches (connaissance de soi et marché du ravail) et de traduire les réalités du marché du travail québécois. Je conseille aux chercheurs d'emploi de choisir une carrière à leur mesure, selon leurs valeurs, leurs traits de personnalité, leurs aptitudes, etc. » renchérit Angélique. Clarifier son choix de carrièreLe recours à des professionnels demeure donc la solution la plus sûre et la plus recommandée. « Un programme préparatoire de recherche d'emploi va aider le chercheur d'emploi à clarifier son choix de carrière, explique Mohammed, psychologue formé en France et conseiller en emploi au Québec depuis 6 ans. La première dimension sur laquelle travaille un conseiller en emploi avec un chercheur d'emploi c'est la dimension du SOI. Le plus important c'est de se connaître soi-même et de confronter ses rêves à la réalité du marché du travail. Cette étape est cruciale. Elle permettra au chercheur d'emploi de se familiariser avec son nouveau contexte et aussi d'avoir une visibilité complète de toutes les opportunités qui s'offrent à lui. »« En général, on fait passer au chercheur d'emploi trois types de tests : d'aptitude, d'intérêt et de personnalité. En se basant sur les résultats de ces tests tout en analysant et synthétisant le vécu et le parcours professionnel et académique du participant ainsi que la réalité du marché du travail, nous serons en mesure d'identifier les compétences professionnelles du chercheur d'emploi et de l'aider à trouver des pistes pour faire le bon choix professionnel. » En effet, il faut savoir comment utiliser l'information pour prendre une bonne décision. « Les immigrants sont souvent bombardés d'informations, explique Anna Maria Zaïdman, conseillère en carrière et formatrice depuis 10 ans. Il faut bien utiliser toute cette information et ne pas se fier à l'impulsion du moment ni à ce que les gens nous disent par rapport au salaire, etc. Il est donc impératif de savoir faire le lien entre l'information sur soi et l'information sur le marché du travail. » Néanmoins, et au-delà de tous les conseils, une enquête de Réussir ici auprès de plusieurs immigrants a démontré que plusieurs préjugés non fondés sont colportés vis-à-vis des centres communautaires qui offrent des programmes de préparation à l'emploi et des services d'orientation. « Au début, j'étais sceptique et je croyais à tort que l'orientation c'était du blabla, avoue Hamid, l'économiste par défaut. Mais j'ai été surpris : une fois j'ai eu les résultats des tests et leur interprétation par ma conseillère en orientation. Je me suis retrouvé vraiment dans ces résultats. Et le plus important, c'est que j'ai découvert mon type de personnalité et que j'ai des compétences et des qualités transférables dans plusieurs domaines. J'ai pu ainsi établir une vraie stratégie de recherche d'emploi qui m'a permis d'exercer le métier de ma vie, journaliste. » Seuls les utilisateurs enregistrés peuvent laisser un commentaire. Recommandez (78) | Citez cet article sur votre site | Suggérer par mail
1. 23-01-2008 03:02 je me reconnias dans cet article je suis venu 7 mois au quebec travailler et savoir si ça me plairait. Mon adaptation a mon travail s'est trés bien passée, je m'occupais d'un projet d'implantation d'une filiale en Europe de ma compagnie. Ils avaient besoin de mon vécu en Europe et mes connaissances des relations internationales sur les aspects interculturels, juridiques, financiers ect....j'ai apprécié chaque jour car chaque jour je découvrais votre culture que j'avais lue et relut ou écoutée ou vu. Ma curiosité s'est trouvée confrontée à la confrontation de nouveaux codes sociaux que je décodais chaque jour, ça a créé des situations trés drôles. Ma vie sociale hors travail s'est également trés bien passée, ide toute façon, quand la motivation est la, tout va. J'ai rencontré de nombreuses personnes avec qui je garde toujours contact et partage de beaux souvenirs j'ai fais le choix de venir avant pour mieux me lancer après, ce temps passé me fera gagner du temps, enfin je l'espère. il est vrai que c'est la parcours du combattant lorsqu'on immigre, ça commence bien avant d'arriver, il y a toutes les procédures et les longues attentes. j'en suis à ce stade ( plutôt nous, car nous sommes 3) il est vrai qu'une fois sur place, il faut réorganiser sa vie tout en découvrant et en apprenant de nouvelles manières de vivre, comme vous l'avez si bien résumé dans cet article. ce travail de préparation notamment pour la recherche d'emploi qui consiste a adapter son parcours, ses aspirations professionnelles et sa personnalité a un marché de l'emploi nouveau. je serais pour commencer ce travail de france avant mon départ. j'ai le temps mais ne sais vers quel organisme me tourner. c'est aussi l'occasion alors que l'on met en place un nouveau chemin de vie de changer de direction professionnelle et se rapprocher plus de sa personnalité. oui c'est le parcours du combattant ces premiers mois, années, mais c'est une chance aussi de recommencer a se poser des questions dans une société nouvelle alors que l'on ne s'en posait plus sur la notre, tellement nous sommes envahit par le quotidien. je suis toujours étonné par les réflexions d'un ami anglais sur la société française, il y a des choses que l'on ne voit pas ou plus au bout d'un temps et que voit trés bien un nouvel arrivant. merci de votre article et si vous connaissez une solution à ma recherche, j'en serais trés heureux bonne journée et bonne année fred |
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je me reconnias dans cet article
Aug 13 2008 18:52:27 je suis venu 7 mois au quebec travailler et savoir si ça me plairait. Mon adaptation a mon travail s'est trés bien passée, je m'occupais d'un projet d'implantation d'une filiale en Europe de ma compagnie. Ils avaient besoin de mon vécu en Europe et mes connaissances des relations internationales sur les aspects interculturels, juridiques, financiers ect....j'ai apprécié chaque jour car chaque jour je découvrais votre culture que j'avais lue et relut ou écoutée ou vu. Ma curiosité s'est trouvée confrontée à la confrontation de nouveaux codes sociaux que je décodais chaque jour, ça a créé des situations trés drôles.
Ma vie sociale hors travail s'est également trés bien passée, ide toute façon, quand la motivation est la, tout va. J'ai rencontré de nombreuses personnes avec qui je garde toujours contact et partage de beaux souvenirs j'ai fais le choix de venir avant pour mieux me lancer après, ce temps passé me fera gagner du temps, enfin je l'espère. il est vrai que c'est la parcours du combattant lorsqu'on immigre, ça commence bien avant d'arriver, il y a toutes les procédures et les longues attentes. j'en suis à ce stade ( plutôt nous, car nous sommes 3) il est vrai qu'une fois sur place, il faut réorganiser sa vie tout en découvrant et en apprenant de nouvelles manières de vivre, comme vous l'avez si bien résumé dans cet article. ce travail de préparation notamment pour la recherche d'emploi qui consiste a adapter son parcours, ses aspirations professionnelles et sa personnalité a un marché de l'emploi nouveau. je serais pour commencer ce travail de france avant mon départ. j'ai le temps mais ne sais vers quel organisme me tourner. c'est aussi l'occasion alors que l'on met en place un nouveau chemin de vie de changer de direction professionnelle et se rapprocher plus de sa personnalité. oui c'est le parcours du combattant ces premiers mois, années, mais c'est une chance aussi de recommencer a se poser des questions dans une société nouvelle alors que l'on ne s'en posait plus sur la notre, tellement nous sommes envahit par le quotidien. je suis toujours étonné par les réflexions d'un ami anglais sur la société française, il y a des choses que l'on ne voit pas ou plus au bout d'un temps et que voit trés bien un nouvel arrivant. merci de votre article et si vous connaissez une solution à ma recherche, j'en serais trés heureux bonne journée et bonne année fred |
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Le secret pour réussir votre choix de carrière
Aug 15 2008 13:19:14 Sujet dérivé de l'article Le secret pour réussir votre choix de carrière
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