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Les jobs qui marchent : Mécanicien de machines fixes
| Les jobs qui marchent : Mécanicien de machines fixes |
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| Écrit par Hassan SERRAJI | ||||
| 14-01-2008 | ||||
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Mécanicien de machines fixes, une «job» en demande« Je suis arrivé à Montréal en janvier 2003. Au début, j'ai été déçu. J'ai envoyé des dizaines de curriculum vitae sans résultat. Il fallait repartir de zéro. Dépité, je suis retourné en Algérie avec amertume, après 7 mois seulement, admet Moussa, ingénieur en génie mécanique dans son pays d'origine. N'ayant pas digéré mon échec, j'ai décidé de retenter ma chance au Québec, après 5 mois. Et cette fois, j'ai décidé de prendre le taureau par les cornes. J'ai travaillé çà et là pour parrainer mon épouse tout en cherchant sérieusement une issue définitive à mon cas. Ainsi, lors d'une visite d'un salon de l'emploi, j'ai fait la découverte du métier de mécanicien de machines fixes offert par le Centre de Formation professionnelle (CFP) de Lachine. Encouragé aussi par un ami, j'ai décidé de sauter le pas et de suivre la formation. »L'expérience de Moussa démontre à quel point la réussite, des fois, ne tient qu'à un fil. « Si j'ai tiré un enseignement de mon aventure, ici à Montréal, c'est qu'il ne faut pas désespérer rapidement. Dans certains cas comme le mien, il faut accepter de reculer pour mieux rebondir. Présentement, je suis très heureux, alors qu'au début, personne ne répondait à mes demandes d'emploi, je viens de recevoir deux offres alléchantes de deux géants de l'industrie québécoise, SNC Lavalin et Saputo et ce, avant la fin de ma formation. Qui l'aurait cru ?!!! » Aucun doute, le métier de mécanicien en machines fixes est très en demande sur le marché du travail et de plus, très bien rémunéré. Plusieurs étudiants finissants rencontrés dans la cafétéria du centre de Lachine ont confirmé à Réussir ici que le salaire de départ avoisine les 22$ de l'heure. Cette formation attire aussi la gent féminine. « Je viens de terminer un stage à l'étranger, dans une centrale thermique à Skikda en Algérie, relate Marie-Claude Sauvé, finissante en mécanique de machines fixes au CFP de Lachine. C'est une grande expérience de vie. En plus d'approfondir mes connaissances, j'ai découvert une nouvelle culture qui est tout à fait différente des stéréotypes véhiculés pas les médias. » Un DEP de dix-huit mois en alternance travail/étude« La formation de mécanicien de machines fixes, appelée ingénieur stationnaire dans les autres provinces, forme des gestionnaires d'énergie (chaudières, réfrigération, etc.) en synergie avec l'industrie locale, explique Bernard Laurent, responsable du cours et enseignant au CFP de Lachine. C'est une formation en alternance travail/étude; trois mois à l'école suivis d'un mois en milieu de travail, et ainsi de suite. Sur 1800 heures de formation, 600 heures sont consacrées aux stages dans quatre entreprises différentes pour chaque étudiant, et ce, pour favoriser l'insertion en emploi dès le stage. »Le choix des responsables de la formation d'accorder un intérêt particulier aux stages en entreprises fait mouche auprès des candidats à la formation. « C'est un ami marocain, mécanicien de machines fixes qui travaille présentement pour SNC Lavalin en Algérie qui m'a conseillé de suivre la même formation, raconte Saïd, finissant au CFP d'origine marocaine. Il m'a convaincu que j'aurai des offres d'emploi dès le stage. Et je ne le regrette pas. Je travaille à Radio-Canada que j'ai intégré, au départ, comme stagiaire durant ma formation. » Une technologie de pointe« Nous sommes à l'avant-garde de l'industrie. Présentement, nous disposons de l'une des premières installations de réfrigération à l'ammoniac au monde, en conformité avec les normes établies par Kyoto. Cette technologie, 30% plus efficace, se retrouve partout. De la patinoire du Centre Bell en passant par les brasseries et les entrepôts alimentaires », précise le responsable du cours.C'est dire toutes les opportunités qui s'offrent aux lauréats sur le marché du travail. « Là où il y a utilisation de l'énergie, le mécanicien en machines fixes est en demande, affirme Bernard Laurent. D'autant plus que, pour exercer ce métier, il faut disposer d'une carte professionnelle. Ce qui fait que l'accès à cet emploi est une exclusivité des lauréats du DEP de mécanicien de machines fixes. Ainsi, depuis les 13 années que cette branche existe, nous enregistrons presque 100% de placement, chaque année. » En 2005, le nombre total des mécaniciens de machines fixes en emploi au Québec avoisinait les 4 000. Le salaire moyen dans cette profession est de 45 000$ annuellement, de plus, le taux de chômage est pratiquement nul, selon les données d'Emploi-Québec. Il faut préciser qu'à Montréal, le centre de formation professionnelle de Lachine est le seul qui dispense ce cours qui forme des Mécaniciens/mécaniciennes de machines fixes. Et vu le succès de cette formation, sa prochaine session est complète. Reste la possibilité d'inscription sur la liste d'attente. Réussir ici publiera d'autres reportages sur d'autres formations à succès, dans ses prochaines éditions. C.F.P. de Lachine, Pavillon Dalbé-Viau Seuls les utilisateurs enregistrés peuvent laisser un commentaire. Recommandez (94) | Citez cet article sur votre site | Suggérer par mail
1. 21-02-2008 19:31 Parfait exemple d'inadequation entre no Vous imaginez dire a un ingénieur nouvel arrivant au Québec de faire mécanicien de machine fixe? Il N'y a pas de sot métier certes mais, il est très difficile d'attirer des chercheurs scientifiques, des ingénieurs d'expérience, des économistes aux boulots manuels et c'est compréhensible. Ce qui prouve une fois que les nouveaux arrivants ne sont plus ou peu adaptés aux besoins du marché (hélas) |
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Les jobs qui marchent : Mécanicien de machines fixes
Aug 15 2008 20:21:58 Ce sujet traite du contenu de l'article: Les jobs qui marchent : Mécanicien de machines fixes
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