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Comment trouver un médecin de famille Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Deborah JUSSOME   
19-04-2008

Dr André Arcelin
Dr André Arcelin
Quand on s'installe dans un nouveau pays ou une nouvelle ville, on ne pense pas toujours à se chercher un médecin avant d'en avoir vraiment besoin. Savoir où se diriger peut alors se révéler plus stressant que l'état de santé dans lequel on se trouve. 

 

Avoir un médecin de famille auquel on est rattaché est très important pour assurer un suivi sur une base régulière, pour prévenir des ennuis de santé complexes, mais aussi pour accéder à un médecin spécialiste. Toutefois, au Québec, la réalité est quelque peu différente. Près de deux millions de personnes n'ont pas accès à un médecin de famille. Faille du système, certes, ce problème peut, toutefois, être contourné par une meilleure connaissance de la population des ressources et des solutions alternatives pouvant aider à pallier la situation.

Clinique sans rendez-vous, la solution?

« Depuis mon arrivée au Québec en 2002, je vais toujours à la même clinique les jours sans rendez-vous, et le plus souvent je suis reçu par le même médecin », confie Georges. Plusieurs médecins s'entendent pour dire que le sans rendez-vous constitue un arrangement acceptable en attendant d'avoir son médecin. Ils recommandent, cependant, de fréquenter dans la mesure du possible la même clinique. « C'est mieux d'aller à l'endroit où se trouve son dossier, explique la docteure Marie-Carmel Fernandez à la clinique Rivière-des-Prairies. Cela évite des erreurs au niveau des prescriptions. »
Certains médecins pratiquant à Montréal reçoivent uniquement sans rendez-vous et ne limitent pas le nombre de patients auxquels ils offrent des services de médecin de famille. Pour le Dr André Arcelin, dont la clientèle est aussi nombreuse que variée, la formule marche depuis plusieurs années. « Je ne donne pas de rendez-vous. Mes patients arrivent, prennent un numéro, attendent, puis je les consulte. Si leur cas nécessite un retour, je leur dis quand revenir, et là encore ils vont prendre un numéro », explique le médecin qui voit 70 clients chaque jour.
Quoique présentant certains avantages, le principe ne convient pas au rythme de vie de tout le monde, et n'est pas approprié pour les visites de routine à cause du temps d'attente pouvant aller jusqu'à plusieurs heures en cas de grande affluence. Dans ces cas les personnes concernées peuvent toujours se tourner vers les médecins à clientèle limitée ou utiliser les autres portes d'entrée du système de santé au Québec (voir « Les portes d'entrée du système de santé au Québec »).

Un médecin au bout du fil

Il est clair qu'il arrive un moment où les médecins ne peuvent plus prendre de nouveaux patients, s'ils veulent assurer un bon service à leur clientèle, alors, il ne faut pas hésiter à prendre le bottin, faire le tour des cliniques de son quartier, mais aussi être prêt à aller quelques kilomètres plus loin pour en trouver un. Cela en vaut la peine, indique la docteure Fernandez.

À ce titre, certains organismes sont là pour assister les gens dans leurs démarches. Plusieurs CLSC détiennent des listes de cliniques et de médecins qui ont des places disponibles. Des organisations d'aide aux immigrants tels le ministère de l'Immigration et des communautés culturelles, Service Québec ou Service Canada mettent aussi à la disposition du public des préposés au téléphone ayant accès aux répertoires de médecins. Il existe également des cliniques comme celles du planning familial, de MTS-Jeunes, de suivi de la ménopause qui, bien qu'à vocation spécialisée, peuvent s'avérer très utiles.

Toute la famille prise en charge

Il faut savoir aussi que certains médecins qui ont déjà une pratique complète acceptent de prendre les membres de la famille de leurs patients. Cela permet un suivi plus complet par rapport aux maladies héréditaires, par exemple. Aussi, lorsqu'on entre en contact avec un médecin qui suit un membre de la famille, il est utile de préciser les liens.
Cependant, lorsque cela s'avère impossible, il ne faut pas hésiter à voir un autre médecin, en ayant soin de préciser les pathologies qui se répètent dans la famille. « Lorsque les patients sous médication sont amenés à voir des médecins différents, ils doivent en aviser le médecin qui les reçoit. Il faut même amener une liste écrite des médicaments que l'on prend, ainsi que les doses dans lesquelles ils sont pris. Cela permet d'éviter les contre-prescriptions et les interactions médicamenteuses », prévient Mme Fernandez.
Si pour les cas pressants et les fins de semaine on peut toujours aller à l'hôpital comme patient externe ou carrément dans les salles d'urgence, lorsqu'on n'est pas malade on peut par exemple se faire mettre sur des listes d'attente. « Chaque année, au mois de mai ou juin après les graduations, il y a de nouveaux médecins qui arrivent. Quand on est sur une liste d'attente, on a plus de chance d'être assigné à l'un de ces médecins », précise la docteure Fernandez.

 

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Commentaires (1)
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1. 05-08-2008 18:47
Soins de santé
L'accès au soins de santé reste un des plus gros points faibles à Montréal. Ainsi, ce médecin "voit 70 clients par jour", ce qui me laisse penser qu'en réalité: il n'en voit aucun. Du moins médicalement parlant. En supposant qu'il travaille 12 heures par jour,sans aucune pause pour manger, boire,se soulager pour un besoin naturel, ni même répondre au téléphone il ne peut consacrer plus de 10 minutes à un "client".  
Mon livreur de pizza qui a été médecin spécialiste dans une autre vie, dans un autre pays, me l'a confirmé:"Même un surdoué de la médecine ne peut prétendre bien "voir" un malade en 10 minutes".
Ecrit par Amghar