Mot de passe oublié ? Enregistrez-vous
Zone Membre

Réussir ici : Montréal, le portail du nouveau montréalais


Accueil arrow Réussir Mag arrow Vivre arrow La maison de la culture Ahuntsic-Cartierville
La maison de la culture Ahuntsic-Cartierville Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Nadine ALCINDOR   
22-04-2008

La maison de la culture d'Ahuntsic
Photo : Mehdi BENBOUBAKEUR
La maison de la culture d'Ahuntsic, à l'instar des autres maisons de la culture promues par la Ville de Montréal, sert de chasse gardée de la culture mais surtout de pont culturel entre ses citoyens et représente un tremplin pour la plupart des artistes issus de la diversité montréalaise.
 

Un tremplin pour les artistes

Lorsqu´il arrive au Québec en 1999, Zal Idrissa Sissokho, Sénégalais d'origine, joue de la harpe africaine, la kora, un instrument pratiquement inconnu ici. Le public est fasciné, le musicien chanteur reçoit beaucoup de commandes et décide de rester. « Dans quelques années, le Québec deviendra le carrefour de la musique du    monde », lance-t-il avec un sourire rempli d´espoir.
Comme pour de nombreux artistes venus d'ici et d'ailleurs, l'essentiel c'est de travailler. Pour cela, avoir de la visibilité est une nécessité. « Au début ça n'a pas été facile. S'il y avait plus d'accès au public et d'endroits pour servir de tremplins, cela aurait été plus simple », confie Sissokho.
C'est donc à travers la maison de la culture Ahuntsic que Zal Idrissa a réussi à gravir des échelons dans l'industrie culturelle québécoise. Il lance son tout premier album cette année et sera en tournée à travers les maisons de la culture de la Métropole très prochainement.

La culture à portée de main

« La maison de la culture Ahuntsic a pignon sur rue, depuis neuf ans seulement. Avant nous n'étions pas chez nous, nous n'avions pas de locaux, nous présentions des spectacles un peu partout, principalement dans les parcs ou à l´Église de la Visitation par exemple », raconte Liette Gauthier, agente culturelle et directrice artistique de la Maison de la culture d'Ahuntsic-Cartierville.
Sis face au parc Ahuntsic sur la rue Lajeunesse, tout juste au-dessus de la bibliothèque du quartier, cet organisme a un emplacement idéal pour ses résidents. Très accessible et de construction moderne, on y retrouve un amphithéâtre de 300 places et une grande salle d´exposition.

Des spectacles de qualité pour tous

« Je viens souvent voir des spectacles ici, et puisque c´est gratuit, ça ne me dérange pas de venir découvrir des spectacles différents, avoue  Mme Elizabeth Lubin, Québécoise d´origine haïtienne, résidente du quartier depuis 8 ans. On ose moins découvrir de nouvelles choses quand on doit payer 35 ou 40 $ pour une sortie. »


Mme Lubin qui profite d'un laissez-passer pour venir élargir ses horizons, fait remarquer, à juste titre d'ailleurs, que ce n´est pas parce que c'est gratuit que les spectacles sont de moins bonne qualité, au contraire. À titre d'éducatrice, elle souligne que le programme est varié pour les enfants. « On peut en profiter pour faire découvrir aux enfants plein de  nouveautés. »
« Accessibilité, diversité et qualité sont les trois maîtres mots qui me guident dans les choix de spectacles présentés, précise Liette Gauthier. Cette année encore, la semaine de la relâche scolaire (du 4 au 8 mars) a été mise en valeur par de nombreuses activités organisées pour les jeunes de tous âges. On leur a présenté des poésies urbaines (rap) dans un circuit extérieur, où les jeunes se retrouvent souvent. »

Des musiques et du monde

À chaque printemps, la maison de la culture Ahuntsic sort ses plus gros canons en spectacles de musique du monde. Elle présente Musique Multi-Montréal (MMM) qui célèbre cette année ses 18 ans. Du 20 au 26 avril, le MMM sera suivi par des centaines de spectateurs du quartier. Ce spectacle à grands déploiements met en vedette une centaine d'artistes professionnels d'origines diverses qui vont, par le biais de métissages culturels extrêmes, présenter des créations de qualité internationale : sonorités turques et juives à la fois ou indiennes, africaines et chinoises, dans le but de créer des rapprochements.
« Le MMM favorise un contact, souvent le premier, entre le public québécois et les membres de diverses communautés de Montréal. Il permet l´émergence de nouvelles musiques bien de chez nous, affirme la responsable des communications du MMM, Valérie Pelletier. Le public montréalais s'ouvre de plus en plus à la musique du monde qui reste, néanmoins, peu accessible. Les grands médias ne couvrent pas assez ces événements comme ils le font pour la musique populaire. »

 Accessibilité et diversité
Ce qui démarque les maisons de la culture des autres salles de spectacles montréalaises, c´est d´abord et avant tout qu´elles donnent un accès gratuit, sauf exception, à tous les résidents de Montréal à la culture sous toutes ses formes. On y trouve des expositions, des conférences, de la poésie, du théâtre, des spectacles pour enfants, etc. Elles peuvent aussi se permettre d'aller à la découverte de créations émergentes à l'image de ce que font les Montréalais d'aujourd'hui.
La maison de la culture Ahuntsic-Cartierville en est un bon exemple, puisqu'elle a su intégrer au cours des dernières années un programme riche en musique du monde tout en restant à l'écoute de ses résidents. Elle a même permis à plusieurs artistes issus de la diversité culturelle, comme Lhasa de Sela, du Mexique et Jeszcze Raz, d'Europe de l'Est de se démarquer et d'intégrer l'industrie culturelle québécoise et internationale. Une exposition photo leur est d'ailleurs consacrée du 3 avril au 10 mai sous le thème : 18 ans de découverte en musique du monde. À voir.

 

Seuls les utilisateurs enregistrés peuvent laisser un commentaire.
SVP, connectez vous ou enregistrez vous.

Enregistrez-vous sur le site


Recommandez (53) | Citez cet article sur votre site | Suggérer par mail

Soyez le premier à commenter cet article
Flux RSS des commentaires